Palmarès du 15ème Festival

Par dans Festival de cinéma On 03-12-2014

Le palmarès


Organisé par des jeunes de 12 à 25 ans du Havre et de son agglomération, le festival de cinéma « Du Grain à démoudre » s’est terminé ce week-end par une compétition de films (5 longs et 5 courts métrages), sélectionnés par les jeunes organisateurs, tels de « vrais » professionnels, lors de prestigieux festivals.

Suivez de près le palmarès du Grain à démoudre. L’expérience montre que les jeunes organisateurs ont du nez.

Les films qu’ils sélectionnent pour leur festival font par la suite un beau parcours, à l’image de Wajma, une Fiancée afghane de Barmak Akram (Afghanistan, 2013), prix du grand jury du Grain à démoudre en 2013, qui était quelques mois plus tard sélectionné au festival de Cannes (programmation ACID) et représentait l’Afghanistan aux Oscars 2014.

Le Grain, défricheur de talents

Le grand jury était constitué de personnalités du cinéma et de l’audiovisuel, réunis à l’invitation des jeunes organisateurs. Parmi eux cette année, Rufin Mbou Mikima, réalisateur, producteur, formateur et programmateur de festivals, Vincent Mariette, réalisateur, Raphaël Lefevre, monteur, Marie-Anne Guérin, enseignante, formatrice et critique de cinéma et Laurie Villenave, responsable adjointe du cinéma Gaumont-Champ Elysées.

Avant de procéder à la remise des prix, Vincent Mariette a salué « la qualité d’une programmation faite par des jeunes déjà grands ». Rufin Mbou Mikima soulignant quant à lui le fait que la sélection des films en compétition lui avait permis « de visiter des pays et des esthétiques très séduisantes ».

Prix du grand jury

Meilleur long-métrage : 10 000 km Carlos Marques-Macet (Espagne, USA, 2014)

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Le film : Alexandra et Sergi s’aiment d’un amour fusionnel. Alors qu’ils décident d’avoir un enfant, leur plan se trouve remis en question lorsqu’Alexandra reçoit une offre de travail à Los Angeles qu’elle ne peut refuser. Comprenant que pour Alex c’est peut-être une dernière chance de relancer sa carrière de photographe, le couple décide de remettre à une année son projet de fonder une famille. Une année de séparation, avec un continent entre eux. Alex et Sergi doivent se faire confiance. Pour garder intacte la force de leur amour, ils partagent leur quotidien par le biais d’une communication virtuelle. Mais la technologie censée les rapprocher pourrait bien occasionner l’effet inverse.

Le réalisateur : Né à Barcelone, Carlos Marques-Marcet développe un mode d’expression personnel très tôt. Dès son deuxième court-métrage La Montagne et la vallée, il remporte le prix des jeunes créateurs INJUVE. Sa troisième production lui procure l’honneur de participer à des travaux uniques en compagnie de réalisateurs légendaires tels que Abbas Kiarostami et Victor Erice. Les « Cahiers du Cinéma » sélectionnent Udols , son quatrième film, comme meilleur court-métrage en 2008. L’année suivante, il tourne son premier documentaire De Pizarros y Ata hualpas, un regard sur les contradictions du Pérou contemporain. Après avoir reçu la prestigieuse bourse « La Caixa », Carlos Marques-Marcet déménage pour Los Angeles et reprend des études à la Fine Arts à l’UCLA (films et télévision). Aux Etats Unis, il a réalisé plusieurs courts-métrages dont I’ll be alone et Yellow Ribbon qui a reçu parmi d’autres distinctions une reconnaissance DGA.

Meilleur court-métrage : Les Heures blanches de Karim Bensalah (France Canada, 2013).

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Le film : Deux femmes que tout oppose dans la perte de leurs fils vont se retrouver unies par le destin.
Le réalisateur : Après avoir passé son enfance entre l’Algérie, le Brésil, Haïti et le Sénégal, Karim Bensalah étudie les sciences sociales et la philosophie en France, avant d’obtenir son diplôme à l’Ecole du  Film de Londres. A la  fois réalisateur, scénariste et comédien, il se distingue notamment avec ses deux premiers courts métrages, Le secret de Fatima et Les Heures  blanches, tous  deux  sélectionnés au festival du court-métrage de Clermont Ferrand. Entre l’Europe et l’Amérique, l’Afrique et le Moyen-Orient, Karim  Bensalah travaille actuellement à la réalisation de son premier long métrage Red Olive Tree.

Présent pour recevoir son prix, le réalisateur Karim Bensalah a déclaré : « dans un contexte social qui m’angoisse terriblement, une telle récompense me donne beaucoup d’espoir, face à ce qui se passe politiquement ».

Prix du public

Meilleur long-métrage : Wiplash de Damien Chazelle (USA, 2014)

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Le film : Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…
Grand Prix du Jury & Prix du Public au Sundance Film Festival / Grand Prix du Jury & Prix du Public au Festival du Cinéma américain de Deauville / Sélection Quinzaine des réalisateurs  – Cannes 2014

Le réalisateur : Né à Rhode Island en 1985, Damien Chazelle a grandi autant en France qu’en Amérique. Cette familiarité avec les deux cultures a fortement influencé son travail de réalisateur. L’inspiration de Damien Chazelle provient de son amour pour la musique, à l’image de son court-métrage de fin d’étude Guy et Madeline sur un banc dans un parc, comédie musicale en noir et blanc. Son diplôme en poche, il déménage à Los Angeles où il est scénariste pour les studios. Il commence l’écriture de Whiplash, film très personnel sur la  puissance des émotions et des obsessions que peuvent subir les étudiants en musicologie. D’abord écrit sous la forme d’un court métrage, Whiplash remporte le prix du meilleur film au Festival Sundance. Développé ensuite en long-métrage, le film a été acclamé de Sundance à Cannes. A propos de Whiplash il dit : « Je voulais que les gens ressentent ce qu’est vraiment la musique compétitive quand vous êtes dans les tranchées avec un chef qui vous terrifie. J’ai vu beaucoup de films sur la musique, sur le jazz, qui montraient beaucoup de choses, mais jamais sur le processus qui forme les musiciens. Je me rappelle avoir vu Full Metal Jacket [de Stanley Kubrick] et m’être dit : « Enfin un film qui parle de mon expérience. » »

Meilleur court-métrage : Disney-Ramallah de Tamara Erde (France 2014)

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Le film : Rabia est directeur technique du Hamas à Ramallah, il vit avec la peur. Il doit aussi élever son fils qui ne rêve que d’une chose : aller à Eurodisney pour son anniversaire.
La réalisatrice : Cinéaste franco-israélienne née à Tel Aviv, Tamara Erde est diplômée de la Bezalel Académie de  Jérusalem. Elle a également suivi les cours de  l’école de cinéma Le Fresnoy en France. Réalisatrice de courts-métrages documentaires, de fictions, d’installations vidéo, ses productions sont présentées dans de nombreux festivals de cinéma, galeries d’art et théâtres. Ses  réflexions personnelles sur le conflit israélo-palestinien  alimentent ses productions, très documentées sur le sujet. Après trois courts-métrages de fiction, elle réalise actuellement le long métrage Un jour mon père est mortSon documentaire Ceci est mon pays qui traite du système éducatif en Israël et en Palestine sortira fin 2014 pour la première fois au Festival de Tiff et sera diffusé à la télévision sur la BBC en langue arabe et sur France 3. Tamara Erde collabore également à différents films comme scénariste et metteur en scène.

Prix du jury des jeunes cinéphiles

Meilleur long-métrage : The Weight of elephants de Daniel Joseph Borgman (Nouvelle Zelande, Allemagne, Danemark, France, Suède, 2013) 

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Le film : Abandonné par ses parents lorsqu’il était petit, Adrian, 11 ans, navigue comme il le peut entre une grand-mère autoritaire, un oncle gravement malade et des amis de moins en moins sympathiques avec lui. Sa vie prend un tour nouveau lorsqu’il fait la connaissance de Nicole, une petite fille de son âge qui vient d’emménager dans la maison voisine.
Le réalisateur : Daniel Joseph Borgman
est né  en  1981 en Nouvelle-Zélande.  Diplômé  en  cinéma  de l’Université d’Otago, il part pour Copenhague. Après avoir travaillé sur plusieurs films à l’étalonnage et aux effets visuels, il passe à la réalisation avec les courts The Man & the Albatross (projeté à Locarno en 2007) et Lars and Peter (2009). Il intègre la Danish Film School en 2009 et réalise BehaviourKaleidoscope et Berik (Grand Prix Canal+ à la Semaine de la Critique 2010). The Weight of Elephants est son premier long métrage, réalisé en résidence à la Cinéfondation.

Meilleur court-métrage : Deserted de Yoav Hornung (Israël, 2013)

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Le film : Deux jeunes femmes arpentent un désert aride dans le cadre de l’examen final de leur formation d’officier dans l’armée israélienne. Soudain, l’une d’elle se rend compte qu’elle a oublié quelque chose d’essentiel.
Le réalisateur : Yoav Hornung est né en Israël en 1983. Etudiant à l’université de cinéma de Tel Aviv, il a travaillé comme assistant réalisateur  sur deux longs métrages en Israël. Deserted est son film de fin d’étude. Aujourd’hui, Yoav est cofondateur et PDG de Veed.me, une start-up qui connecte les entreprises et leurs besoins en terme d’images et de vidéo avec des cinéastes du monde entier.

Prix du jury de la section audiovisuelle du lycée Jean Prévost/Montivilliers 

Meilleur court-métrage : Disney-Ramallah de Tamara Erde (France 2014) 
Meilleur long-métrage : The Weight of elephants de Daniel Joseph Borgman (Nouvelle Zelande, Allemagne, Danemark, France, Suède, 2013)

Claire Boucher, Attachée de presse


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DéC

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David

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